
LDC – Face au Barça, Paris est passé du rire aux larmes

De la tristesse, des larmes, du dégout et surtout beaucoup de regrets, voilà les images que l’on a pu voir des Parisiens lorsque Monsieur Aytekin a sifflé les trois coups de sifflets finaux, synonymes d’élimination. Dans un Camp Nou qui exulte et après une fin de match complètement folle, les Blaugrana ont ressuscité, eux qui avaient 4 buts de retard à rattraper et qu’on avait enterré trop tôt. L’orgueil était là côté Catalan, alors que Paris avait peur…
Car oui, Paris a eu peur de l’exploit et d’une qualification improbable face au Barça. Après un match aller fantastique (victoire 4-0), les hommes d’Unai Emery ont failli, d’abord mentalement, et encaissé 6 buts. Un scénario que personne n’imaginait, même les plus fidèles des socios, au moment où Edinson Cavani marquait le but du 3-1, à la 63ème minute. Ultra-dominés en terme de possession (70,7% pour le Barça sur le total de la rencontre), les Parisiens tenaient pourtant bon, à une dizaine de minutes de la fin du match. En apercevant l’exploit se profiler, les jambes ont tremblé et le mental a suivi, au moment où Neymar expédie son coup-franc dans la lucarne droite de Kevin Trapp. 4-1, balle au centre et là commence la descente aux enfers éclair des Français.
Nous sommes donc à la 88ème minute et Paris se met, seulement quelques secondes après l’engagement, dans une galère totale. Un long ballon barcelonais arrive dans la surface de réparation, Suarez – qui est devant Marquinhos – plonge et obtient un pénalty, inexistant. Neymar, qui prépare sa passe décisive pour le coup de grâce de Sergi Roberto dans le temps additionnel, ne tremble pas devant l’Allemand et offre 6 minutes de folie au peuple barcelonais. Dans un stade qui retrouve une grinta et qui porte ses hommes, le PSG flanche et ne parvient plus à relancer proprement les ballons. Et pour cause, entre la 88ème (le but du 4-1) et la fin du match, Paris n’a réussi que 4 passes, dont 3 lors des engagements…
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Tétanisés par la foudre catalane qui est prête à s’abattre sur eux, les Parisiens se chargent alors de dégager loin devant pour défendre en bloc. Dans ce court laps de temps, le Barça touche le cuir à 50 reprises contre seulement 19 pour le PSG. À ce moment-là, 4 000 supporters, venus de l’hexagone, croient encore dur comme fer en leurs « soldats » du match aller. Pourtant, à Barcelone, ces mêmes soldats se sont transformés en simple « bleus« , dépassés par les évènements et l’importance de l’enjeu. Sur un ultime centre de Neymar, Sergi Roberto, totalement seul, pousse le cuir au fond des filets, à la 95ème, et scelle le grand succès Barcelonais. Plus qu’une victoire obtenue avec les tripes, celui qui est entré quelques minutes auparavant offre une remontada historique à son club formateur.
Au final, les regrets peuvent être nombreux pour les Parisiens, qui ont eu la balle de match à deux reprises. Edinson Cavani, déjà buteur, manque son face à face à la 64ème, tout comme Angel Di Maria. Au terme d’un contre rapidement joué à la 85ème (soit 3 minutes avant le coup-franc de Neymar), l’Argentin est fauché dans la surface par Mascherano sans que l’arbitre ne siffle pénalty, signe que les astres étaient Blaugrana hier soir. Côté chiffres, Barcelone a plus qu’embêté Paris grâce à son pressing haut. Le PSG n’a effectué que 238 passes contre 577 pour son adversaire. Symbole de leur prestation hasardeuse, les Franciliens affichent un taux catastrophique de 64,6% de passes réussies (155/238). Des failles qui coûtent cher face à un adversaire du standing de Barcelone…
4 – Paris Saint-Germain have completed only four passes between Barcelona’s fourth goal (Neymar; 87:24) and the final whistle. Panic. pic.twitter.com/XmAB71tpsW
— OptaCan (@OptaCan) 9 mars 2017
2 – Here are the touch maps of Barcelona (50) and Paris Saint-Germain (19) players after Neymar’s direct free-kick (87:24). Turbulence. pic.twitter.com/drsmFmcw2L
— OptaCan (@OptaCan) 9 mars 2017
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